Michel Bastin - Notre poids

Publié le par TITRE-SERVICE, SAUVETAGE DE 30.000 EMPLOIS !!!

Dimanche dernier à la TV, Le Ministre Charles PICQUE expliquait qu'il s'était parfois transformé en simple représentant de commerce, munis de sa petite mallette en attendant son tour dans un couloir, pour être reçu par la direction de VW. Il avait des "produits" à proposer : exonérations de taxes et autres gadgets susceptibles de faire rester cette entreprise à Foret. Le Ministre a offert tout ce qu'il possédait, VW a tout pris et en fin de compte, met 12 000 personnes en chômage (4000 de son usine + 8000 parmi ses sous-traitants).
Que pèsent la puissante "Age d'Or service" et la vaillante "Chic Service" à côté de VW ? Vu sous cet angle, nous ne faisons vraiment pas le poids. La preuve, l'ONEM ne se gêne pas de déclarer que liquider une soixantaine de personnes ne pose aucun problème. A croire que cet organisme ne possède pas encore assez de chômeurs. J'aurais préféré être sourd qu'entendre pareils propos. C'est effarant !
En revanche, imaginons une forte fédération TITRE SERVICE qui regroupera toutes nos entreprises et qui pèsera des dizaines de milliers d'emplois ?
Eric, Jean-Pierre et les autres, perdre une bataille ne signifie pas perdre la guerre (je paraphrase le grand Charles De GAULE). Dieu  seul sait ce que ces "tristes sires" risquent encore de nous préparer ?
Si nous continuons à nous présenter en ordre dispersé, nous serons balayés comme des fétus de paille par grand vent.
Je ne me souviens plus du nom de cet orateur qui nous expliquait, lors d'un salon de l'Economie Sociale à Charleroi (il y a au moins 3 ans), que nous étions une sorte de "Fort Apache" en territoire ennemi. J'avais trouvé la comparaison fort amusante, même si je me sens beaucoup plus proche de Géronimo que des "tuniques bleues". Quoi qu'il en soit, je n'ai pas envie que mon entreprise devienne "Fort Alamo". Pourtant, c'est ce que nous risquons tous de devenir si nous ne nous organisons pas.
Par conséquent, je propose que l'un d'entre nous,  Eric GUYOT par exemple, ouvre le bal et provoque une première réunion. Je signe déjà des deux mains. J'aimerais également que nous soyons en mesure de mettre des chiffres sur la table et sous le nez des "décideurs". En ce qui me concerne, je me considère en guerre permanente contre tous les fossoyeurs d'emplois.
A vous lire.
Michel BASTIN
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