UCM - Communiqué
25/10/2006 - 11H48
Bonjour,
Je vous envoie en attachement l'article qui paraîtra ce vendredi dans l'hebdomadaire de l'UCM, "Union & Actions".
Si vous le souhaitez, vous pouvez l'utiliser sur votre site avec mention de la source.
Il sera également mis en ligne sur notre site www.ucm.be jeudi à 17 heures ou vendredi vers 9 heures au plus tard.
Bien à vous,
Thierry EVENS
Rédacteur en chef
UCM - Union & Actions
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Politique Le secteur du titre-service, affaibli, se fâche
Un euro qui va coûter cher !
Dans son budget 2007, le gouvernement a décidé de réduire de 1 € l'intervention dans les titres-services. Pour le secteur, qui emploie quelque 30.000 personnes, c'est un coup dur, que rien ne justifie. Ensemble, employeurs et salarié(e)s comptent manifester à Bruxelles le 10 novembre.
Le titre-service a été lancé en juillet 2003, avec une intervention de l'Etat de 23,56 €, vite ramenée à 21 € en janvier 2004. L'utilisateur paie 6,7 € fiscalement déductibles par heure prestée. L'addition des deux montants permet à des entreprises marchandes d'économie sociale d'embaucher des personnes avec un statut de salarié à part entière. En trois ans, 30.000 emplois ont été créés, souvent liés à l'entretien des ménages, au repassage...
Le gouvernement veut donc, au 1er janvier, ramener la valeur du titre-service de 21 à 20 €, sans modifier la part de l'utilisateur. L'économie escomptée est de 40 millions d'euros. Il n'y a pas de magie : c'est 40 millions d'euros que les entreprises marchandes d'économie sociale n'auront plus. La "Dernière Heure" a rapporté l'exemple de la société Age d'Or Services. Elle emploie 741 personnes qui prestent 600.000 heures par an. D'un trait de plume, le gouvernement prive cette entreprise de 600.000 euros. Qu'est-ce qu'on fait dans ces cas-là ? Il faut comprimer tous les coûts, supprimer les formations, traquer les avantages, licencier... Le gouvernement se félicite du succès des titres-services et des 30.000 emplois créés. Il ne donne aucune justification autre que budgétaire pour s'enfoncer cette épine dans le pied.
Dans la rue...
La résistance s'organise dans le secteur, en particulier via le site internet titre-service.over-blog.com. De nombreux employeurs et les syndicats appellent à manifester le 10 novembre. Le problème le plus crucial et le plus immédiat est celui de l'euro retiré, mais les revendications vont plus loin.
Le secteur souhaite un financement structurel garanti, qui tienne compte de l'encadrement, de la formation, de l'indexation et de l'évolution des salaires, suivant l'accord interprofessionnel bisannuel. Les 21 euros ainsi améliorés doivent être liés à des conditions strictes : un chèque par heure, durée de 19 heures minimum dans l'entreprise, contrat à durée indéterminée et norme d'encadrement minimale négociée. Et s'il faut vraiment trouver des moyens supplémentaires, le prix brut ou net pour l'utilisateur ne doit pas être un tabou.
Th. E.
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