Benoît Cerexhe - communiqué de presse du 18/10/2006
Communiqué de presse
Bruxelles, le 18 octobre 2006
Le Ministre bruxellois de l'Economie et de l'Emploi, Benoît CEREXHE, regrette et s'étonne des mesures d'économie décidées par le gouvernement fédéral sur les titres-services
Benoît CEREXHE, ministre régional bruxellois de l'Economie et de l'Emploi, s'étonne des décisions prises par le gouvernement fédéral, dans le cadre de l'élaboration de son budget 2007, visant à limiter l'aide fédérale à la promotion de la politique des titres-services. Pour Benoît CEREXHE, cette décision a pour principale conséquence de mettre à mal les initiatives prises par les Régions, et la Région bruxelloise en particulier, pour développer une politique sociale importante qui permet de mettre au travail de nombreux demandeurs d'emploi, de lutter de manière efficiente contre le travail au noir, et d'offrir à du personnel moins qualifié des perspectives sérieuses en terme d'insertion sociale par le travail.
Le Ministre bruxellois de l'Economie et l'Emploi rappelle qu'en deux ans et demi, sous son impulsion et dans le cadre du Contrat pour l'Economie et l'Emploi, le système des titres-services a connu une envolée spectaculaire en Région de Bruxelles-Capitale. De 400 titres vendus en juin 2004 à plus de 130.000 titres achetés en août 2006, cette politique – qui a bénéficié du soutien et de moyens importants de publicité de la part de l'actuel gouvernement régional bruxellois tant auprès des consommateurs de ces titres-services que des prestataires potentiels des services couverts dans le cadre de la mise en oeuvre de cette politique.
Représentant moins d'un dixième de pour cent de la consommation de titres-services en 2004, la Région bruxelloise occupe aujourd'hui un volume équivalent à 4,6% de l'ensemble des titres-services consommés dans notre pays.
La décision du gouvernement fédéral de faire des économies sur les titres-services marque, pour le Ministre Benoît CEREXHE, un premier coup de canif important dans le développement d'une politique sociale qui a montré son efficacité et dans laquelle le gouvernement régional bruxellois, et son ministre de l'Economie et de l'Emploi en particulier, ont largement investi ces dernières années.
Il s'agit donc là d'une mesure qui aura des effets néfastes en termes d'emploi et de création de postes de travail. Par ailleurs, cette mesure touchera aussi les travailleurs eux-mêmes en contraignant leurs employeurs à réduire leurs coûts, parmi lesquels les efforts qu'ils faisaient en termes de formation de leur personnel. A terme, la décision fédérale risque de s'avérer contre-productive en terme d'emplois, de création d'emplois, d'insertion socio-professionnelle et de lutte contre le travail au noir.
Par ailleurs, Benoît CEREXHE fait aussi observer que la mesure fédérale frappe de plein fouet les entreprises d'économie sociale, largement présentes dans un environnement urbain comme celui de la Région de Bruxelles-Capitale. Pour le Ministre régional bruxellois de l'Economie et de l'Emploi, ce désinvestissement du gouvernement fédéral dans le financement d'initiatives d'économie sociale est un très mauvais signal envoyé aux travailleurs du secteur. Benoît CEREXHE rappelle que l'économie sociale et le secteur non-marchand représentent pourtant, pour le Gouvernement régional bruxellois, un des trois secteurs porteurs d'emploi prioritaires repris tels que définis dans le cadre du Contrat pour l'Economie et l'Emploi approuvé par l'ensemble des partenaires sociaux bruxellois.
Renseignements : Béatrice van SCHENDEL (0499/58 88 51)